NOUS NE SOMMES
QU'À PEU PRÈS EN TOUTES CHOSE

Note d’intention
On ne peut se passer de notre axe vertical pour exprimer nos valeurs – G. Bachelard
Nous ne sommes qu’à peu près en toutes choses est un récit de l’intime, résolument autobiographique, entre ruptures, déracinement, agression, violences vécues dans un monde pensé par et pour les hommes. J’interroge les stratégies mises en place pour survivre, se relever et transformer les épreuves en puissance d’action.
Portée par trois figure d’alters égo – Vicky, la conteuse « striper », la Tempérance, personnage symbolique d’équilibre et Tina qui se réapproprie une puissance féminine – la pièce se déploie comme un roman chorégraphique, découpé en chapitres. Le corps, au centre de l’écriture, parle, se souvient, confesse — par le mouvement, par la voix, par le costume. La chorégraphie est dentelée de micros événements, le geste est précis, habité, traversé de ruptures, de répétitions et de déséquilibres qui composent un langage volontairement instable, lucide et sensible. L’ambivalence entre comique et tragique irrigue la dramaturgie ; le rire devenant une force de déplacement et de survie.
Entre danse contemporaine, technique somatique avec la méthode Feldenkrais et codes du cabaret, la pièce se veut joueuse, accessible et politique. Son, musique, images et costumes accompagnent le corps dans ses métamorphoses.
Le spectateur est invité dans cette cuisine interne à devenir voyeur d’une intimité affichée. La relation se rapproche et se découvre au fur et à mesure dans une adresse de plus en plus directe. Comme si, à mon tour, je m’approchais de leur propre intimité. Par sentiment empathique, les rôles peuvent-ils s’échanger ?
À l’origine de cette création, il y a une nécessité : regarder en face une situation dont les conséquences ne peuvent plus être évitées. Un point de bascule à partir duquel la lecture de sa propre histoire se transforme, s’approfondit, devient irréversible. Ce moment fragile et puissant où l’on cesse de détourner le regard, où l’on accepte d’observer ses mécanismes, ses failles, ses systèmes de défense — et où commence, lentement, la possibilité d’une liberté plus consciente. Un hommage sensible à mon histoire et à celle de mes sœurs.
Ce solo est une quête de verticalité, un processus de réparation et un exemple d’ascension. Il est une négociation vitale entre le haut et le bas.
Comment nous transformons-nous à travers nos épreuves ?
ÉQUIPE ARTISTIQUE
Concept & interprétation : Agathe Thevenot
Créatrice son : Andrée Chapatte
Scénographie digitale : Laurent Vérité
Regards : Cassandre Munoz, Juan Bernado Martinez & Sandra Abouav, Suzie Babin
SOUTIENS
BAMP (Brussels Art Melting Pot) - Bruxelles
Studio SEN - Cie Nyash - Caroline Cornelis - Bruxelles
Plateforme professionnelle Danse Dense - Paris
Plateforme de Samuel Mathieu - Toulouse
METARAGE - Bruxelles






